Passagères de nuit - Yanick Lahens
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🏆 Grand Prix du Roman de l’Académie Française 2025 qui récompense un roman écrit en langue française, publié dans l’année et choisi pour sa qualité littéraire, son style et sa portée
📖 Challenge personnel : lire des livres ayant reçus des prix en 2025
Une histoire de femmes, de combats, de luttes dans un monde d’esclavage dominé par le patriarcat entre Haïti et La Nouvelle-Orléans dans le milieu des années 1800.
Le destin de deux femmes, séparées de quelques décennies, mais qui n’auront de cesse de se battre pour leur dignité et leur honneur, alors que sous l’esclavagisme existant, elles ne seront à chaque fois que remises à leur simple position de dominées, subissant les violences des maîtres de maison abusant de leur pouvoir dont certain bestial, mais aussi de celles des maîtresses de maison leur montrant leur mépris et les rabaissant dès que possible avec des sévices corporels.
Il a fallu du courage et une force intérieure immense, pour oser espérer à une vie meilleure, quitte à essayer de se faire justice par soi-même.
Une liberté qui peut avoir le goût de l’exil sur l’île de ses aïeuls. Un espoir de vie meilleure suite à une rencontre fortuite.
Et le destin de ces deux femmes fusionneront pour nous tisser une grande fresque familiale. Une histoire bouleversante avec cette lignée de femmes, entre résistance, transmission, lutte et croyances vaudous.
La plume est singulière et bouleversante avec la seconde partie du roman lue les larmes aux yeux.
Mon général, mon amant, mon homme.
Synopsis
Toujours avancer sans se retourner, c’est ce que murmurent à Yanick Lahens les femmes de sa propre lignée dans ce puissant roman des origines, comme arraché à son quotidien à Port-au-Prince.
Née en 1818 à La Nouvelle-Orléans, Élizabeth n’a pas reculé quand, victime de deux tentatives de viol, elle a freiné les élans prédateurs d’un ami de son père. Sa grand-mère, ancienne esclave arrivée d’Haïti au début du siècle dans le sillage du maître qui l’avait affranchie, lui a donné un exemple de résistance silencieuse : devenue une commerçante prospère, elle n’a plus jamais accepté de se soumettre au désir d’un homme. Confiante dans la force qu’elle a tôt transmise à sa petite-fille en l’invitant dans la ronde mystérieuse des divinités vaudou, elle n’hésite pas à couvrir sa fuite : Élizabeth embarque pour Port-au-Prince, où nous la retrouverons bien des années plus tard, aux commandes de sa vie, mère d’un homme qui traverse la ville en libérateur.
En cette année 1867, rien ne destinait Régina, née pauvre parmi les pauvres, à rencontrer le général Léonard Corvaseau. C’est pourtant à son côté que va se poursuivre sa trajectoire d’émancipation.