La Maison vide - Laurent Mauvignier
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🏆 Prix Goncourt 2025 qui récompense surtout la qualité littéraire d’un roman francophone publié dans l’année
📖 Livre coup de 💛
📖 Challenge personnel : lire des livres ayant reçus des prix en 2025
Une histoire à la frontière du réel et de la fiction, mais qui semble pourtant d’une vérité saisissante.
L’histoire d’une famille tissée de silences, de blessures et de vérités trop longtemps enfouies.
Une lignée de femmes emportées dans le tumulte des deux guerres mondiales, enfermées dans une époque qui les contraint et les étouffe.
De la fin du XIXe siècle aux lendemains de guerre, les destins se brisent et se répondent. Une arrière-arrière-grand-mère sans nom, réduite à une fonction. Une arrière-grand-mère à qui l’on arrache ses rêves de musique pour un mariage imposé, et qui vivra dans l’amertume et le froid. Une grand-mère rejetée, abîmée, prête à tout par amour — quitte à se perdre et à être condamnée par les siens.
Les douleurs se transmettent, s’insinuent, déforment les liens, jusqu’à faire éclater les êtres et les générations à venir.
Dans une maison familiale chargée de mémoire, entre un piano devenu muet et une commode pleine de secrets, l’auteur ouvre les tiroirs du passé et met à nu son histoire familiale, intime, bouleversante, parfois révoltante.
Un roman profondément humain, d’une intensité rare, porté par une écriture ample et habitée, qui donne voix à ces femmes invisibles — des femmes qui ont souffert, résisté, aimé malgré tout, et tenté, chacune à leur manière, de survivre à leur propre histoire.
Synopsis
En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans.
À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux.
Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d’elles. Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J’ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.